LA DÉPÊCHE DE LAURENT                  

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         PARLONS DU PAYS

            

            #  Retrouvez mes articles du "coin des herbes" tous les vendredis sur le bi-hebdomadaire  LA DÉPÊCHE D'AUVERGNE.

            Cette semaine:  LA CARDAMINE DES PRES.

           #  Écoutez-moi tous les samedis à 11h. pour le "brin d'herbe" sur  RADIO MARGERIDE.

             

           #  MES CONFERENCES, dans le cadre de l'Université Inter-âges de la Haute Auvergne.

                                    

                La Chine en trois ans et demi

                   -  le lundi 19 mai, à Aurillac, salle de conférence de l'I.U.F.M., 18h15.

                        -  le vendredi 13 juin, à Pierrefort, salle polyvalente, 20h30.

 

                      5€ pour les non-adhérents à l'U.I.H.A.

 

                La Chine, récits de voyage

                    - le mardi 13 mai, à Saint Flour, maison des associations, 14h 30, pour le club féminin.

                          

                        

                       

 

 

           LE COIN DES PLANTES

 

 

 

           Photo 1: Les jonquilles, dans leur milieu naturel.

                                                                 


 

LA JONQUILLE


 

          La Jonquille symbolise le printemps. Cette plante bulbeuse poussent souvent en colonies importantes dans les prairies montagnardes humides, les forêts, jusqu’à plus de 2000 m. Très populaire, on l’appelle aussi Narcisse jaune, Narcisse des prés, Narcisse trompette, Bonhomme ou même faux narcisse. Car la Jonquille est une espèce de Narcisse, nom dérivant du grec «narké» signifiant somnolence. Nous verrons plus loin pourquoi ! Narcisse est aussi ce jeune homme orgueilleux de la Grèce antique qui, méprisant l’amour des jeunes filles, tomba amoureux de son propre reflet contemplé dans l’eau. Ne pouvant saisir cet autre lui-même, il en mourut. Là où on retira son corps, des fleurs blanches apparurent, les fameux narcisses !

Notre jonquille a les fleurs jaunes avec une paracorolle en forme de trompette, d’un parfum discret mais en réalité entêtant et endormant, d’où le nom Narcissus et donc Narcisse ! Un bouquet de ces fleurs dans une pièce close est à éviter. Elles étaient utilisées autrefois comme calmantes et sédatives. La plante entière est toxique, mais le poison est surtout concentré dans le bulbe. Purgatif extrêmement violent, il provoque de violentes douleurs abdominales et des accidents nerveux tétaniformes. Il faut prendre garde en arrachant des bulbes d’avoir les mains indemnes d’écorchures. Quant à la plante entière, elle peut provoquer des dermites chez les personnes allergiques. Tout cela n’empêche pas la présence des ces merveilleuses fleurs dans nos jardins sous forme d’espèces dérivées ou d’hybrides, plus grands, aux coloris plus variés et d’une senteur plus ou moins suave et pénétrante.

Avec les variétés odorantes de Jonquilles, on fabriquait des confits et des bonbons, très à la mode en Angleterre, aux XVIIè et XVIIIè siècles. Certains adeptes de la cuisine des fleurs n’hésitent pas à introduire quelques fleurs dans des veloutés ou des salades chaudes. Mais mieux vaut les laisser dans son jardin et profiter sans risque de leur beauté et de leur parfum...


 


 

Photo 2:  Les jonquilles du jardin, sur fond de Margeride...

 

LA RECETTE DU MOIS

 

LA TARTE AU CITRON


 


 

          Le citron est un fruit d'or qui symbolise, avec les autres agrumes, le soleil et la Côte d'Azur. S'il est honoré d'une fête à Menton, les plantations d'agrumes sur les collines ont de plus en plus de mal à résister à la concurrence, à l'abandon ou à la construction! Les collines de Golfe-Juan ont bercé mon enfance et je me souviens du parfum de la fleur de bigaradier, autre agrume menacé, qui embaumait l'air du mois de mai...

La recette de tarte au citron, si chère à Jacques Médecin*, que je vous propose est celle, authentique, de la région « nissarte » aux effluves de Provence et d'Italie, à l'acidité parfumée qui encense le palais. Ce n'est pas la tarte au citron des bourgeois qui s'habille de meringue et dont la crème, trop sucrée, ne sent pas vraiment le noble agrume. Alors, pour les amoureux de saveurs authentiques, essayez cette recette!...

Préparez une pâte avec 250 g. de farine, 1 oeuf, 125 g. de beurre, une pincée de sel et suffisamment d'eau pour former une belle boule. Personnellement, je prépare une simple pâte brisée avec de la graisse végétale. Laissez la pâte reposer, le temps de préparer la crème.

Dans une casserole, mélangez 50 g. de beurre, 150 g. de sucre, 4 oeufs battus en omelette, le zeste de 2 citrons râpés et le jus de 4 citrons. Faites prendre la crème à feu doux, au bain marie et en remuant au fouet. Abaissez la pâte au rouleau et foncez-en un moule beurré et fariné. On peut faire précuire la pâte à blanc 15 mn. Pour ma part, je ne le fais pas! Versez la crème sur la pâte et faites cuire jusqu'à ce que la crème soit gonflée (elle retombera ensuite, après la cuisson), dorée et que la pâte soit cuite. Si vous avez fait cuire la pâte à blanc, comptez 15-20 mn, sinon pour l'ensemble env. 40 mn. Laissez bien refroidir avant de déguster.


 

* « La cuisine du comté de Nice » de Jacques Médecin, éd. Julliard, 1972.


 


 

                                                                               

              JOINDRE LAURENT OCCELLI

       

 

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