# Cours bimensuels de langue chinoise (mandarin) à la maison des associations, place de la paix, à Aurillac, les mardis de 18 heures à 20 heures.
# MES CONFERENCES
Mercredi 17 février: "Les fleurs comestibles, pour le plaisir des yeux avant celui du palais", à Mauriac, salle de la médiathèque, à 18 h 15.
Mardi 27 avril: "Les fleurs comestibles, pour le plaisir des yeux avant celui du palais", à Maurs, salle du Veyre (mairie), à 18 h 30.
Mardi 18 mai: "Les plantes comestibles et médicinales", à Murat, cinéma l'Arverne, à 20 h 30.
Samedi 5 juin: "Les plantes comestibles et médicinales", à Pierrefort, château de Lescure, à 14 heures, suivie d'une sortie botanique.
Renseignements à l'Université Inter-âges de la Haute Auvergne au 04-71-48-89-89.
# Correspondant de presse du quotidien LA MONTAGNE pour les communes cantaliennes de Ruynes-en-Margeride, Clavières, Faverolles, Saint Marc et Saint Just.
# Retrouvez mes articles du "coin des herbes" tous les vendredis sur le bi-hebdomadaire LA DÉPÊCHE D'AUVERGNE.
# Écoutez-moi tous les samedis à 11 h. pour "le brin d'herbe" sur RADIO MARGERIDE.
LES ANIMATIONS DE RUYNES-EN-MARGERIDE

Au pied du donjon du XIIème siècle
qui domine le bourg de Ruynes en Margeride, le jardin de Saint Martin nous
fait découvrir les associations végétales typiques de la Margeride, ainsi
que des plantes médicinales et comestibles, des vieilles variétés de légumes
parfois oubliées, sans oublier l'histoire des passionnantes cueillettes de
lichens, narcisses, myrtilles ou champignons...
En 1870, l’école du hameau de Signalauze situé sur la
commune de Ruynes-en-Margeride accueille ses premiers élèves. D’abord
école privée de filles, elle devint école publique mixte en 1872. En
1983, alors qu’elle ne compte plus que quatre élèves, elle ferme ses
portes.
Ce lieu qui porte le nom de l’institutrice
appréciée des élèves du début du XXème siècle, raconte une journée de classe
des années 30, au temps de l’encre violette, de la morale, des ardoises
et des blouses grises...
Au cœur du village de Loubaresse, la Ferme de Pierre Allègre est une invitation à la découverte et au partage de la vie quotidienne d'une famille paysanne de la Margeride au XIXè siècle.
ANIMATIONS
EXPOSITION
EN SAISON ESTIVALE
Les lundis : La ferme de mon village
Une visite qui sort des murs de la ferme pour découvrir Loubaresse, son
église, son histoire. Rendez-vous à la ferme de Pierre Allègre, à partir
de 15h. Entrée: adultes: 4 €, enfants : 3 €
Les mardis et jeudis : Dictées et problèmes
L'encre violette, la plume et le bon point ! Rendez-vous
à l'école de Clémence Fontille, à Signalauze, à partir de 11h. Tarifs:
adultes: 4 €, enfants: 3 €.
Les mercredis : Le pain à la ferme
Venez découvrir la saveur du pain d'antan. Fabrication et dégustation du
pain. Rendez-vous à la ferme de Pierre Allègre, à partir de 12h. Entrée:
adultes: 4 € , enfants: 3 €.
Les vendredis : Les vendredis du jardin
Passionnant voyage au pays des plantes médicinales et comestibles, où les visiteurs découvriront
l'histoire du jardin et les paysages qui l'entourent. Rendez-vous au jardin de Saint-Martin, à Ruynes, à partir de 15h.
Entrée: adultes : 4 €, enfants : 3 €.
Office de Tourisme
15320 Ruynes-en-Margeride
Tél.: 04.71.23.43.32 / Fax : 04.71.23.45.80
info@margeride-truyere.com
Photo 1: Le prunellier ( Prunus spinosa L.), famille des Rosacées.
LE PRUNELLIER
Le prunellier drageonne facilement et forme des buissons épineux inextricables, véritables cachettes pour les oiseaux ! Commun dans les taillis, les clairières, les haies ou les lisières des bois, ce sont au printemps, des arbrisseaux neigeux de fleurs odorantes et mellifères. Leurs succèdent des fruits (drupes) bleu noir, acides et terriblement astringents, ce qui les rend immangeables. Il faut attendre les premières gelées pour en faire quelque chose. Riches en tanins et en vitamine C, les prunelles sont indiquées dans la médecine familiale contre les diarrhées, les hémorragies, l’incontinence…
L’eau-de-vie de prunelles est réputée, notamment en Europe du nord. Par macération, on en fait divers vins apéritifs, liqueurs et ratafias. En Vendée, on fait même un vin aromatisé de jeunes pousses, cueillies juste après la floraison, nommé « troussepinette » ! Tout cela est certes à consommer avec modération et la récolte doit se faire avec prudence : le prunellier se défend et pique, comme l'indique ces noms populaires de prunier épineux, épine noire ou épinette ! Il est possible aussi de faire avec les prunelles de la confiture, des compotes, des tartes ou des sorbets. Il faut veiller à ce qu’elles soient alors presque blettes. Une préparation originale est de les conserver dans une saumure pour les consommer comme des olives. Elles peuvent parfumer agréablement divers ragoûts de viande et de gibier. Les amandes de leurs noyaux contiennent un peu d’acide cyanhydrique tout comme les fleurs. Ces dernières étaient employées en infusion pour leurs propriétés diurétiques, dépuratives, laxatives et béchiques. L’écorce était réputée fébrifuge. Quant aux feuilles séchées, elles parfumaient le tabac pour les fumeurs de pipes, et restent un bon succédané de thé, aux vertus dépuratives.
Le bois du prunellier, dur et dense, est d'une couleur brun-rougeâtre. Il a été utilisé en ébénisterie et en marqueterie, pour la confection de cannes et de clubs de golf. C'est un excellent bois de chauffage. L’arbuste n’est plus guère employé pour tous ces usages populaires, même si quelques courageux récoltent encore les prunelles.
N.B. Le prunellier ne doit pas être confondu avec le prunier sauvage. Ce dernier n'est pas épineux et ses prunes, bien qu'acides, sont parfumées, de quoi faire par exemple, de délicieux clafoutis!...
Photo 2: Les fleurs immaculées du prunellier.

LA RECETTE DU MOIS
LA LIQUEUR DE PRUNELLES A L'ANCIENNE.
C'est une liqueur colorée qui égaiera vos tables de fin de repas!Faites macérer pendant deux mois un kilo de prunelles bien mûres dans un litre d'eau-de-vie, 500 grammes de sucre, un bâton de vanille. Remuez régulièrement la préparation pour que le sucre fonde et n'hésitez pas à écraser les fruits avec un ustensile en bois.
Filtrez la préparation et mettez-la dans de jolies bouteilles ou carafes. Il faut ensuite être patient, car la liqueur doit vieillir dans un endroit frais idéalement un an, mais je vous avoue que je craque bien souvent avant!
Il existe de nombreuses variantes autour de cette recette traditionnelle. On peut écraser les prunelles avec leur noyau avant la macération dans l'alcool. On peut aussi ranger les prunelles dans un bocal et les recouvrir d'eau-de-vie, comme on le fait avec des cerises ou du raisin. Là aussi, il est préférable d'oublier le bocal pendant quelques mois avant de déguster les prunelles en pousse-café!
Photo 3: Les prunelles.
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